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Notre mystérieux fan a récidivé et ça décoiffe !

Notre mystérieux fan a récidivé et ça décoiffe !

Depuis plusieurs mois, une ou un fan nous abreuve de lettres à l’eau de rose et ce n’est pas pour nous déplaire ! En ce mois béni de décembre, notre amoureux transi a récidivé :

« Chère Yvette,

Tu me fais de sacrés émotions toi.
Qu’est-ce que je découvre en feuilletant (oui, parfaitement, je feuillette, parce qu’Yvette, tu la prends, tu la feuillettes, c’est toi qui l’as dit, na) le tout dernier numéro de décembre qui sent bon le papier neuf et l’encre d’imprimerie toute fraîche, et que j’arrive tranquillement page 47 ?

C’est avec stupéfaction, joie, bouleversement, émotion, que je découvre que tu m’as fait l’immense, que dis-je, le gigantesque, le démesuré, le colossal honneur d’une page entière dans ton magazine. Que dis-je une page entière, une girafe, carrément ! Non mais allô quoi, comme disait une ex-star de la téléréalité aux appâts voluptueusement gonflés à 2,8 bars sous hélium (pression à chaud après roulage, bien entendu, mais je m’égare).

J’aurais pu me contenter d’une demi-pinte tu sais, j’ai, quoi qu’on en dise, l’entrefilet modeste (Il n’y a pas de contrepèterie dans cette phrase).

Pour moi qui suit un fervent lecteur de ton journal, c’est véritablement le plus beaux des cadeaux de Noël qui soit, certes avec un peu d’avance, mais je te dis un grand MERCI pour avoir ainsi consacré autant d’espace à ma modeste prose.

Comme quoi le contenu d’Yvette, c’est open-source. (J’ai pas dit open-bar !)

Il est primordial que la parole d’Yvette soit diffusée le plus largement possible. Qu’Yvette ne soit pas comme une star enfermée dans sa tour d’ivoire.
Ainsi, on doit pouvoir la rencontrer même dans les recoins les plus reculés et les lieux les plus improbables de nos villes. Yvette doit s’affranchir des frontières et s’aventurer toujours plus loin.

Parce que même au milieu de la nuit, dans une ruelle sombre et oubliée qu’on qualifierait volontiers de coupe-gorge, une voie quasi inconnue de ce labyrinthe urbain dans lequel nous vivons, et bien Yvette… Bah elle n’a pas les fouettes. (hein ? heuu… Y’a pas un truc qui a bougé, là-bas, au fond dans le noir ? Gloups…) Bref, la preuve :
Elle a fière allure non ?

Et là, tu vas te dire : punaise ! Ils ont encore baladé un présentoir en pleine nuit…! Les c…ns !

Bah non !
Je tiens à rétablir une vérité, car tu as été injuste sur un point.

Tu écris que je serais en possession d’un présentoir, et bien malgré toutes les apparences, cela est faux. Mais quelque part c’est un compliment pour moi, car cela me prouve que je ne suis pas le dernier des manches en Photoshoppage. (Photoshopping ? Non j’aime pas le mot, bref ne cherche pas non plus de contrepèterie dans cette phrase, il n’y en a pas plus que dans la précédente), et que l’illusion est parfaite.

En effet, la magie des outils numériques permettant toutes les manipulations, sache que le présentoir sur la photo des toilettes, tout comme sur celle de la ruelle, est parfaitement virtuel. L’image est le résultat d’un montage avec une photo d’un présentoir prise effectivement dans un lieu public. Pas mal le boulot non ? Deux heures de Photoshoppement (décidément !) pour ça, bref c’est que j’en ai transpiré sur le clavier pour cette œuvre d’art, et descendu la moitié d’une cafetière (mais pas de rail de coke, ça non).

Parce que, sans déconner, tu m’as vexé. Non mais tu me vois, moi, une cagoule noire sur la tronche emportant un présentoir en carton rose sur le dos par une nuit sans lune ? Et s’il pleut hein ? Bah le présentoir il arrive chez moi le carton tout gonflé de flotte, moelleux comme de la guimauve et il a l’air d’une méduse passée sous un camion sur la voie rapide (oui ok, les méduses ne traversent pas la route, mais c’est pour illustrer, vois-tu ?). Ben non quoi, allons, je ne vais pas m’emmerder avec ça alors que je peux faire ce que je veux sur ordinateur bien au chaud dans mon bureau (surtout en plein mois de novembre).

Par contre l’idée de mettre des présentoirs étanches à l’eau de pluie (Yvette est-elle waterproof ?) ne serait pas idiote, car parfois exposée aux quatres vents, Yvette c’est un coup à s’envoler… dans la tempête (photo du haut !!!).
Et puis j’ai trop de respect pour toi. Le ou les voleurs des présentoirs en question dans ton article ne méritent pas la moindre clémence. Qu’on les retrouve, qu’on les attache sur la voie publique à un étalage de presse quelconque et qu’on les condamne à lire les magazines les plus ennuyeux jusqu’à la fin de leurs jours (un truc vachement pointu tu vois, genre le bi-mensuel consacré à la transversalité de la vie économico-sociale des héliciculteurs du Bouchonnois), qu’on leur en fasse boire l’encre et manger le papier !

Rien ne t’empêche non plus de protéger tes présentoirs par les systèmes les plus modernes.
J’ai vu, suite à l’article, que certains les cadenassaient à l’aide d’une chaîne dont les maillons sont à peine moins gros que ceux qui retenaient l’ancre du Titanic. Efficace, mais encombrant.

Non, il y a mieux. Ainsi une alarme adaptée ferait fuir les vils voleurs par une sirène hurlante au moindre soulèvement du meuble de carton.
Sinon il te reste la solution extrême de cheviller Yvette au sol; ou encore de couler dans le présentoir une gueuse de béton, mais là c’est vraiment en dernier recours. Et puis c’est chiant de bouger un présentoir qui pèse 135 kilos tous les matins pour le mettre devant sa vitrine. Ou à moins d’avoir un transpalette chez soi, mais tout le monde n’est pas équipé chez Manitou.

Voilà c’est dit, avant de conclure je te remercie encore de ta bulle d’air frais dans le morne paysage des magazines papier locaux. Il fallait le faire. Bravo.

Et bien sûr, en ce mois de décembre, le mot de la fin sera « Joyeux Noël ».  Mon cadeau pour te remercier sera cette superbe illustration d’Yvette en cette période joyeuse de fin d’année et qui fait, semble-t-il, une répétition de son réveillon. Bref, n’oublie pas les guirlandes et les boules, car Yvette ça reste un sacré coup… Pendant les fêtes ».

Notre réponse !

Cher admirateur mystère,

Merci pour tes photos qui m’emmènent des plus sombres ruelles jusques au septième ciel.

Moi tout ma va : qu’on me trimballe au spectacle pour pitchouns inspiré de tes confrères les Pieds nickelés, Ribouldinguette, que, pour se la péter, l’on me prenne dans la poche kangourou de sa salopette, qu’on remploie ma prose pour donner à croire qu’on a le syndrome de La Tourette, tant que sur les barricades on me garde loin des baïonnettes. Et ce que je détesterai le plus, serait de finir tout bonnement dans la cuvette.
Alors continue à m’abreuver de tes furieuses idées et continue d’y semer de précieux indices, (à l’insu de ton plein gré ?)
Joyeuses fêtes !

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Yvette dans les bacs

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