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Radio Elvis, la nouvelle pépite du rock littéraire à Tarbes

Radio Elvis, la nouvelle pépite du rock littéraire à Tarbes

En ce moment Radio Elvis est partout. Yvette a écouté et elle confirme que ce groupe, c’est le rock français dans ce qu’il a de meilleur, avec des racines puisées d’un côté dans le rock anglo-saxon et de l’autre dans une culture littéraire sombre qui sublime la musique (comme on dirait dans Top Chef). Variations, ruptures de rythme, voix profonde, Radio Elvis envoie et virevolte. On a hâte de les retrouver à La Gespe jeudi 14 mars, où les amènera leur tournée des salles de rock pour défendre leur deuxième album Ces Garçons-là. Le premier, Conquêtes, leur avait offert la Victoire de la musique de l’album révélation en 2017. Rencontre avec Manu, guitar hero du trio fer de lance de la scène rock française.

Yvette : Vous avez remporté le Pic d’Or en 2014 avec une prestation mémorable, est-ce que cela a été un marqueur pour vous ?

Manu Ralambo : C’est l’un des tout premiers tremplins que nous avons remporté quelques mois après la formation du groupe et c’est aussi là que nous avons rencontré Michael Jones !

Yvette : Pouvez-vous définir votre musique pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ?

Manu : C’est du rock français avec des textes disons aussi travaillés que dans la chanson française. Notre deuxième album est plus débridé, avec des accents pop et variété assumés. Nos inspirations viennent à la fois de Nick Cave, Arcade Fire, Artic Monkeys, LCD Sound System, et de Barbara, Renaud, Dominique A ou Bashung.

Yvette : Le succès n’est-il pas inattendu quand on s’engouffre dans la tradition du rock français « littéraire » ? De super groupes comme Deportivo ont un peu disparu de la circulation…

Manu : Il y a pourtant des groupes de grande qualité comme Feu ! Chatterton ou Grand Blanc. C’est sûr que le rock n’a pas le succès populaire du rap, mais si on peut avoir un succès au niveau de Deportivo ou même de Noir Désir à son époque, on ne dit pas non ! D’autant qu’on a enregistré l’album dans le studio où avait été enregistré 666.667 Club et le batteur Denis Barthe nous a prêté un synthé avec lequel ils avaient tourné.

Yvette : Quelles chansons vous tiennent le plus à cœur dans votre nouvel album ?

Manu : « Prières perdues », un morceau long, épique, avec un propos fort [NDLR : écrite par Pierre Guénard, le chanteur, suite à la perte d’un proche et suite à l’attentat au Bataclan]. Drôle de choix pour un guitariste parce que c’est un morceau sans guitare, mais c’est l’un des plus rock par son intensité. Autre morceau fort le titre « Ces Garçons-là » qui a donné son nom à l’album.

 

Flash rock interview

– Votre meilleur souvenir de concert ?
Notre première grande salle parisienne, la Cigale, avec un public génial.

– La dernière drogue prise ?
Ah ah, un verre de vin à l’apéro hier, on est des rockers mais aussi des gentils garçons.

– Le trac avant de monter sur scène ?
Le trac mais surtout la concentration. Notre rituel : un tape dans le dos.

– Le truc le plus fou qui vous soit arrivé sur scène ?
Jouer deux morceaux devant 16 000 personnes avant Johnny Hallyday aux Francofolies en 2016. Et on a eu le privilège de le rencontrer. On est de nouveau invités cette année en ouverture.

– Le morceau que vous préférez jouer sur scène ?
Pour changer, « Nocturama » pour l’ambiance qu’il instaure avec le public, c’est une longue montée en puissance.

– La dernière chanson que vous avez écoutée aujourd’hui ?
J’ai écouté de la musique toute la matinée. J’ai aimé le nouvel album de Weezer, le groupe de rock californien mythique.

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