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Le KMRED avec DCK 65, la self-défense pour la self-confiance

Le KMRED avec DCK 65, la self-défense pour la self-confiance

Du haut de son petit mètre 70 (et on est gentil), Damien Constantin dégage assurance et sérénité. Quand toi t’attires tous les boulets de la place avec ton air de victime idéale – c’est triste mais c’est ainsi, l’agresseur potentiel cherche une proie facile – lui, personne n’ira lui chercher des noises (ni des crosses). Et pour cause : il est instructeur de KMRED (pour Krav Maga Recherche Évolution Développement), une méthode de self-défense optimisée pour les conditions réelles. Au club DCK 65 qu’il a créé entre Orleix et Bordères, on apprend à réagir, et vite, quel que soit son niveau en sport.

Reprends le contrôle

On pourrait dire que le KMRED est une discipline dérivée du Krav Maga, le sport de combat issu des méthodes de l’armée israélienne, mais ce ne serait pas tout à fait vrai. « J’ai pratiqué un tas d’arts martiaux, raconte l’instructeur. J’étais en sport-études foot et j’ai voulu me rapprocher de mes origines coréennes en me mettant au taekwondo, puis au goshindo, au jujitsu, à la boxe française, etc. Mais quand il m’arrivait d’être confronté à des situations de conflit, les arts martiaux ne me servaient à rien. » Plus jeune, il devait souvent faire la fermeture des boîtes de nuit le dimanche matin, le lascar.

 

« Au cours d’un stage avec Christian Wilmouth, une référence européenne, fondateur du KMRED, j’ai compris pourquoi ça ne marchait pas. Il manquait un outil physique et psychologique pour être capable de reprendre le contrôle de la situation. En moyenne une agression dure 15 à 30 secondes et avec le stress, on perd ses moyens. » Dès lors le KMRED est une révélation. Damien passe ses certificats de compétences (il n’y a pas de ceintures, parce que le but n’est pas d’afficher un niveau théorique, mais d’être opérationnel si…) et devient instructeur dans le plus important club de KMRED de France, à Limoges.

Viens te faire agresser

Si, si, viens par là. Tu vas voir, c’est utile. « À la différence d’un art martial basé sur l’anticipation, le KMRED est fondé sur l’expérimentation. Comme faire face si on n’a jamais ressenti ce que représente un impact ? Ça ne s’apprend pas avec des tutos internet. » Mais attention, ce n’est pas pour autant un sport de barbares : « On apprend avant tout à éviter les agressions, et on n’apprend pas à se battre mais à se défendre. On travaille en toute sécurité, équipé. Mais on travaille à stimuler son partenaire en le mettant dans une situation d’inconfort et qu’il s’adapte. On conditionne le réflexe. »

Prends le melon

Yvette a testé (enfin testé de loin, depuis le banc à côté des tatamis) et c’est ultra-impressionnant ! Ce qui frappe d’abord (façon de parler), c’est le son. Oh non pas de la musique, t’es pas dans un club de fitness, mais des cris : « On apprend beaucoup à verbaliser, à extérioriser, pour ne pas être en situation de passivité et pour attirer l’attention sur ce qui se passe. On gagne du temps de vie pour permettre à quelqu’un d’intervenir ou pour désarmer son agresseur. »

 

Damien et Christian, les instructeurs, passent dans les rangs pour que chacun trouve la bonne intensité de l’attaque, parce qu’il faut attaquer bien pour bien travailler la défense ! « Ce qui compte, ce n’est pas la technique mais l’attitude : on ne va pas corriger l’angle du doigt de pied. On ne fait pas de la technique pour de la technique, mais du réalisme pour se défendre dans un contexte urbain, sans paniquer. On essaie d’apporter le plus d’outils possibles au plus grand nombre. Pas besoin d’être un sportif aguerri, même si on emmène certains élèves vers la compétition dans les sports de combat ou si certains sont des professionnels de la sécurité. On a aussi la mère de famille qui vient se défouler ou la jeune fille qui veut être capable de se défendre. » L’ambiance du cours est incroyable. Pour son anniversaire, une fille a droit à une petite surprise : une mise en situation pas marrante du tout. Elle est soutenue par tous les autres membres, ce qui en dit long sur la solidarité et l’ambiance qui règnent au club.

Apprendre sans se prendre au sérieux. Ici, Yvette a demandé aux membre du club de s’inspirer des techniques développées par Perceval et Karadoc de Kaamelott pour se défendre avec ce qu’on a sous la main. Saisi par la partie sporadique, le fenouil peut être un objet contondant. Le chapelet de chorizo devient un nunchaku. On utilise les racines du poireau pour agacer.

Voilà, au bout de 3 à 5 séances, tu maîtriseras un minimum d’outils pour ne pas te pisser dessus en cas d’agression et, à la fin de l’année, tu auras tellement confiance en toi que tu auras le melon. Non, on rigole, à la fin de l’année, tu auras droit à un stage avec des intervenants de renommée internationale et tu seras bien plus détente.

 

Infos pratiques

DCK 65
Damien Constantin
06.46.22.08.24
www.dck65-groupe-kmred.fr

Horaires des cours :
Adultes : mardi, dojo de Bordères : 20h-21h30 ; jeudi, salle polyvalente d’Orleix : 19h30-21h
Enfants et jeunes ados : samedi : 10h30-12h (Orleix) et 14h30-16h (Bordères)
Cours personnalisés en petit comité le samedi matin et cours particuliers possibles.

Tarifs :
– Enfants et ados : 200€ l’année avec stage annuel offert
– 250€ : formule 2 cours par semaine (hors vacances)
– 300€ : formule avec cours toute l’année, même l’été, et cours personnalisés

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