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Yvette est con finie, jour 3 : Les dépêches de midi

Yvette est con finie, jour 3 : Les dépêches de midi

Pourquoi les dépêches de midi ? D’abord parce que quand il y a une connerie à faire, Yvette répond présente. Mais aussi tout simplement parce que les dépêches de midi, ce sont des brèves pour décompresser pendant la pause déjeuner.

Quand Le Parisien pompe Yvette
Bah voilà, ça devait arriver. C’est ce qui se passe quand t’atteins le niveau national, voire international (toute modestie mise à part). Tu te fais copier. Ainsi le journal Le Parisien a publié dans son édition du 25 avril un long portrait de Clément Dupont, frère d’Antoine, le maître à jouer du XV de France, éleveur de profession. Ça ne vous dit rien ? Bé té, c’était exactement le sujet de couverture d’Yvette en octobre dernier. Alors Le Parisien, la prochaine fois tu te trouves tes propres sujets ou bien le saucisson de porc noir de Bigorre, c’est pas dans la bouche qu’on va te le carrer.

Tombé à plat
C’en est fini de Mad Mike (photo), la référence des platistes dont la fusée artisanale s’est crashée dans le désert californien le 23 février dernier. Il ambitionnait d’atteindre 1 500 mètres d’altitude pour prendre des photos qui prouveraient que la Terre est plate et mettre ainsi à mal des milliers d’années de recherche scientifique. En 2014, il avait déjà survécu à l’explosion d’une précédente fusée fabriquée dans son garage. Mad Mike aura été au bout de sa démarche et ça on peut le saluer, parce que si tous les cons étaient prêts à mourir pour leurs idées, on serait moins nombreux sur Terre. Et pas sûr qu’Yvette elle-même serait là pour vous parler.

L’espace à Bezos
L’ONG Oxfam a fait le calcul, si l’homme le plus riche du monde était assis sur sa fortune en coupures de 100 dollars, il serait dans l’espace (c’est peut-être pour cette raison qu’il a lancé des projets pour coloniser l’espace). Dans un pays riche, quelqu’un d’une classe intermédiaire, avec un peu de patrimoine immobilier, serait assis à la hauteur d’une simple chaise. Si vous voulez imaginer ce que ça fait, il existe un jeu sur Internet qui permet de dépenser les 156 milliards du PDG d’Amazon (chiffres 2018), « You Are Jeff Bezos ». Amusant quand soi-même on est assis sous le niveau de la mer.

Il a dressé Amazon
L’été dernier un jeune Espagnol de 22 ans a été arrêté pour avoir escroqué de 330 000 euros le géant de la livraison Amazon. Il passait des commandes puis profitait du retour gratuit sous 30 jours pour renvoyer les colis lestés du poids du produit en terre. Pendant longtemps, la multinationale n’y a vu que du feu. Mais notre petit génie de l’arnaque a commencé à être trop gourmand : il a ouvert son propre site de vente en ligne pour receler les produits de son larcin. Amazon a été alerté par l’impressionnante quantité de retours provenant de la même personne. L’idée était juste excellente mais il a voulu trop croquer. Mais bon, le vrai scandale, ça reste quand même que les produits retournés à Amazon soient systématiquement détruits et ce sans même ouvrir les paquets.

La mère du blues
Eh oui, avant Amazon, la musique existait déjà. Ce sont les porteurs des wagons-lits qui, en 1920, diffusèrent des centaines de milliers d’exemplaires de Crazy Blues, le disque de Mamie Smith, une danseuse de revue afro-américaine, et aussi le premier disque de blues jamais enregistré. 75 000 copies furent vendues le premier mois. C’est le musicien afro-américain Perry Bradford qui avait convaincu le label Okeh Records de presser des disques de blues, avec cet argument économique imparable : « Il y a quatorze millions de Noirs dans ce grand pays et ils achèteront des disques s’ils sont enregistrés par l’un d’entre eux, parce que ce sont les seuls gens qui peuvent chanter et interpréter correctement des morceaux de jazz qui viennent juste de sortir. » Alors merci Mamie Smith ! Sans elle ni jazz, ni blues, ni gospel, ni soul, ni hip-hop. Bah en fait, aucune des musiques qu’on aime.

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