Select Page

CHOCOLATS NOIR OU BLANC – Un conte de Noël

CHOCOLATS NOIR OU BLANC – Un conte de Noël

Il était une fois des petits amis qui cherchaient les meilleurs chocolats pour apporter dans leur famille à Noël (bien sûr chacun mangerait séparément dans une pièce). « Trouver de bons chocolats, c’est un jeu d’enfants », se disaient-ils. Mais ils apprirent bien vite à leur dépens que non, que l’alliance entre savoir-faire et cacao de qualité ne se trouvait pas au premier coin de rue. 

Alors voilà nos petits amis frappant à toutes les portes, quémandant une bonne piste. Ils ne reçurent qu’un indice : la chocolaterie Somprou à Lourdes. Mais celle-ci n’existait plus que dans un vieux grimoire. C’est alors qu’ils eurent l’idée de prononcer la formule magique indiquée par l’ouvrage : « Gianduja ». Instantanément ils furent transportés là où tout petit ami rêve d’aller un jour, dans la boutique du chocolatier Noir ou Blanc.

Personne. Une chocolaterie vide mais des étalages scintillant de chocolats. Nos petits amis n’étant pas des enfants de cœur, ils se servirent goulûment. L’un piocha dans le coffret Destination Cacao avec 5 origines et lut le livret où il apprit à connaître les caractéristiques et les termes propres au chocolat. « Il y a même un chocolat blanc fabriqué à partir de lait d’été des alpages d’un Parc naturel de Suisse ! », s’écria-t-il, heureux d’être tombé dans une si bonne maison. L’autre se rua sur les chocolats pour assortiments : et hop que je t’en engouffre un au poivre Andaliman, une baie qui apporte une note de citronnelle, et hop allez va pour la ganache qui s’accorde parfaitement à la légère couche de confiture de framboises, et puis allez on ne va pas faire d’histoire pour ce praliné à base de noisettes IGP du Piémont italien, le produit phare de la maison. Le troisième petit ami fonça sur les macarons pâtissiers incroyablement frais et dévora tout le stock de macarons au réglisse qui avaient un vrai goût de cachou. C’est alors qu’entra Patrick Lesgards, affublé d’un drôle de bonnet rouge.

 

LA BOÎTE EN FER BLANC

Passée sa rouge colère, il revint au Noir ou Blanc et accepta de leur conter sa rencontre avec la chocolaterie Somprou : « Jadis, chaque enfant avait sa petite boîte en fer blanc où il gardait ses secrets : ses premiers tickets de cinéma, les papiers de ses friandises préférées, des lettres d’amour… J’ai eu la chance d’hériter d’une drôle de boîte en fer blanc il y a quelques années. Celle où étaient conservées les recettes de la chocolaterie Somprou, une institution lourdaise devant laquelle on n’hésitait pas à faire une heure de queue pour obtenir ses chocolats de Noël. » Avec les recettes, il avait également hérité d’une fine équipe emmenée par Thomas, chef d’atelier, à laquelle il a ajouté « des jeunes très compétents dont certains ont fait leur apprentissage ici avant de partir bosser à l’étranger. Ils s’entendent à merveille et sont dans une dynamique de création. » 

Avec son bonnet rouge et sa barbe blanche, Patrick ne voulait pas parler de lui. Avec force questions, nos petits amis finirent par apprendre qu’il était le créateur du fleuron de la gastronomie pyrénéenne « Les Petits Fruits », et que sa formation en agronomie tropicale l’avait autrefois conduit à planter des cacaoyers en Amazonie pour remplacer la culture de coca (mais la vilaine coca restait très demandée de par le monde et surtout dans le showbiz !) Patrick leur révéla également que l’atelier de fabrication des merveilles était là, juste derrière eux, à portée de main, puisqu’il l’avait confortablement installé à Pouzac, dans la zone commerciale de Bagnère

s. Il avait aussi transporté la boutique lourdaise juste en face pour que les clients ne fassent plus la queue dehors, c’est pourquoi nos petits amis ne l’avaient pas trouvée.

 

DANS L’ATELIER DU PÈRE NOËL

Alors Patrick attela son traîneau et emmena nos petits amis dans l’atelier, où régnait l’effervescence calme et maîtrisée des lutins en pleine fabrication des chocolats qui nous régaleraient pour les fêtes. Aux classiques Pères Noël et sapins, nos amis lutins, en perpétuelle innovation, ajoutaient des sujets virtuoses comme ce renne et son traîneau, et nous réservaient encore des recettes surprises : praliné au pain d’épices, chocolat à la cerise à l’Armagnac et ganache au rhum Don Papa !

Alors que nos petits amis pensaient avoir tout vu et tout goûté et se disaient qu’il était temps de rentrer pour annoncer la bonne nouvelle à tous les petits amis de Bigorre et des quatre vallées (Magnoac, Aure, Neste et Barousse), Patrick sortit une dernière surprise de sa hotte. (Oui il avait une hotte, nos petits amis étaient décidément bien bêtes et n’auraient pas remarqué une botte de foin dans une aiguille.)

Et quelle surprise ! Une douceur digne de la piste cachée d’un album de rock. Des marrons glacés faits maison, sans arôme de vanille, parfaitement fondants, une rareté, une merveille, peut-être ce qu’il y avait de meilleur sur terre.

Revenus de leur voyage (pas la peine de vous expliquer comment, c’est magique), nos amis écrivirent leur histoire en détails pour ne rien oublier de leur fabuleuse découverte. Il n’était nul besoin d’aller en Laponie pour trouver l’extraordinaire et même, près de chez nous, les recettes de Noir ou Blanc étaient fraîches et légères car elles n’étaient pas passées par la congélation. Et nos petits amis de conclure sur cette morale : en ce bas monde rien n’est tout noir ni tout blanc, ah si seulement tout était en chocolat Noir ou Blanc !

 

 

NOIR OU BLANC

Artisan chocolatier confiseur

À Pouzac : 62 bis, avenue de la Mongie 05.62.94.65.79

À Lourdes : 4, rue de la Halle 05.62.94.81.39

www.chocolats-noiroublanc.fr

FB : @noiroublanc65

Horaires

Du mardi au samedi

9h-12h30 / 15h-19h

About The Author

Leave a reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Yvette dans les bacs

#28 (avril. 21) Viser la lune

#27 (Mars. 21) Goldeneyes

#26 (Février 21) Rencard sur le boulevard