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VERY GOOD FRIPE À LA GARAGERIE

VERY GOOD FRIPE À LA GARAGERIE

Une fois de plus, la mère Yvette a embarqué dans sa vieille guimbarde. Direction le bout du monde, c’est-à-dire les confins des Hautes-Pyrénées : destination Saint-Laurent-de-Neste !!! (ouais ça vaut trois points d’exclamation) Au bout du chemin, La Garagerie de Peggy – une friperie de déglingués, de 200 m2, qui attire tout ce qu’il y a de branchouille à 100 bornes à la ronde, installée depuis 2 ans dans un ancien garage avec des estafettes pour cabines d’essayage. Eh là qui va là ? Inspecteur Peggy.

 

Contre la grisaille et la pollution

Au départ, le vêtement d’occasion, vintage ou récent, c’est un truc de coolos. Mais c’est en train de devenir la tendance écolo de demain. Pour être franche, Peggy ne porte pas l’industrie de la mode dans son cœur : « C’est simple, les magasins, je n’y vais pas. À 16 ans je m’habillais déjà dans des friperies, j’étais fan de Kiloshop, ça fait partie des mœurs là d’où je viens, la région nantaise. » En achetant d’occasion, on lutte contre le gaspillage vestimentaire et la pollution que ça engendre, et on évite de dépenser des fortunes à chaque période de soldes.

« Tout le monde n’a pas les moyens d’aller dans les magasins. Et la mode ne convient pas à tout le monde. » J’avoue, il y a deux-trois personnes qu’on préférerait ne jamais avoir jamais vues en slim.

Peggy a toujours aimé les vêtements. Un héritage de ses tantes couturières et puis elle est quand même artisan maroquinière de métier. Mais si elle s’est lancée dans cette aventure, c’est avant tout une question d’état d’esprit. « Je porte une tenue par jour ! On vit dans une société de moins en moins fun et il faudrait encore se fringuer comme tout le monde ? Moi je me sens différente, je veux avoir un look unique, un look qui donne le sourire. »

Et puis disons ce qui est, le slim comme les Converse, on les a trop vus, ça fait partie des modes qui ne passent plus. Et ça commence à bien nous saouler. L’occas’, c’est retrouver un peu de profondeur historique, le jogging aux couleurs criardes de nos parents, la chemise hawaïenne de Las Vegas Parano ou la robe à pois, chic et intemporelle, de la jolie parisienne.

 

Les aventuriers de la fringue perdue

Bonne nouvelle, chez Peggy, tu peux changer de look comme de chemise : « J’ai fait une friperie à mon image : nourrie de culture alternative mais surtout pas sectaire. Je veux que tout le monde y trouve son compte. » C’est pourquoi Peggy a tout super bien rangé, une chatte y retrouverait ses petits : le coin vintage avec les chemises, les spencers, les Converse, le coin cérémonie (pourquoi aller mettre des milliers d’euros dans une robe qui ne sert qu’une fois, oui une seule fois !), et puis les 120 m2 dédiés au conventionnel. « C’est intergénérationnel, on va trouver aussi bien des marques comme Promod, Cache-Cache, Camaïeu… que Chipie, Creeks, Chevignon qui ont bercé mon enfance… ou encore Jean-Paul Gaultier ou Sonia Rykiel. » Et encore du sport quelle que soit la saison si t’es plus en mode wesh-gros-bien-ou-bien, de la lingerie, des accessoires et un rayon grandes tailles, auquel Peggy tient : « Ça va du 46 au 64 ». Elle a même mis des étiquettes qui indiquent les éventuelles imperfections du vêtement pour nous mâcher le travail.

Après, t’attends pas non plus à ce que ta recherche à La Garagerie, ce soit comme sur Gogol avec résultat immédiat : faut chiner, passer du temps et pourquoi pas se prévoir une petite sortie à la journée dans le coin. (Y’a des tas de choses qui valent le coup en extérieur : le calvaire du Mont-Arès, les ruines du château de Bramevaque…)

Yvette est repartie des étoiles plein les yeux, un superbe Levi’s à 25 balles (en vrai jean et pas en saloperie de lycra comme ceux à 120 balles d’aujourd’hui) sur le boule et un perfecto en cuir à moins de 40 balles posé sur l’épaule, j’te raconte même pas la touche. Si j’te donne le tuyau, c’est uniquement parce que Peggy a du volume, elle rentre 800 kilos de fringues par mois, alors il y en aura pour tout le monde. Sinon, tu penses bien, je l’aurais gardé pour mézigue. Alors radine-toi fissa chez Peggy.

La Garagerie

1, rue Peyraga – 65150 Saint-Laurent-de-Neste

07.85.90.39.54

www.lagaragerie.com

Horaires :

  • lundi et mercredi aprem : 14h-18h
  • Vendredi et samedi : 10h-18h30 (sans interruption)

FB @friperiedeStLaurentdeNeste

Insta @lagaragerie65

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