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JULES & JOHN – Le boulanger & fast food artisan de la good food

JULES & JOHN – Le boulanger & fast food artisan de la good food

Jules, c’est le p’tit gars avec sa baguette sur la tête et la casquette Gavroche sous le bras (ou alors c’est l’inverse). Si tu crois qu’il a été chercher sa baguette au supermarché pour te la refourguer, tu te mets le doigt dans l’œil. Jules, c’est que de l’artisanal.

Il est 5 heures, les boulangers débarquent pour lancer la cuisson des pains qu’ils ont pétris et façonnés la veille au soir. Ça s’agite. La farine Label Rouge « Gers Farine » vole. Ça sent comme quand on était petits, la sortie de l’école. Et ça, c’est parce que les viennoiseries maison sont fabriquées avec du beurre AOP de Montaigu.Pour ta gouverne, pour faire une vraie viennoiserie, Yvette te le dit, ce qui compte c’est pas le nom (et les polémiques sur chocolatine / pain au chocolat), c’est le feuilletage : tu déposes une belle motte de beurre sur la pâte, tu replies, tu étales, tu attends une demi-heure, tu recommences, et ainsi de suite.

Il est 8 h. Geoffrey, le chef boulanger, qui est là depuis l’ouverture il y a 2 ans, prend son kawa avec un drop (une spécialité Jules, une sorte de pain aux raisins mais bon puisque les raisins ont été remplacés par des pépites de choc’). Il regarde les pâtissiers Vincent et Lucas prendre le relais. Éclairs, tartes au citron méringuées, panna cotta, on fait dans le classique, mais c’est bien le classique, non ?

Il est midi (et à midi, eh bien le mc morning c’est fini), c’est l’heure du sandwich. Là encore Jules c’est pas le genre qui te câline avec sa mie (si tu vois ce que je veux dire).

Produits frais, préparés sur place et recettes originales : nouveaux hot dogs, le sandwich ventrêche-camembert, le coppa-avocat, le magret-rien-d’autre-c’est-parfait-comme-ça.

À 17 h, sortie du travail, tu arrives au drive. Clotilde, Ludivine et Bérénice sortent du four les dernières baguettes « torchon », les pains de campagne, les pains aux olives ou au chorizo. Et les buns pour se faire soi-même le burger à la maison. (Tuyau Yvette : tu défais une chistorra, tu en fais un steak, avec du brebis du pays, ça fait un sacré burger pyrénéen.) Jules peut être fier de lui, il a encore bien représenté son pays aujourd’hui.

 

John, c’est le Ricain parfait, le quarterback le plus populaire du college. Il ne jure que par le hamburger. Mais il oublie de dire que si son burger a autant de succès, c’est parce qu’il le fait avec le pain ultra-léger et légèrement brioché, tout en finesse, de Jules. Pourtant, il y a un truc que John déteste, c’est qu’on le confonde avec Ronald et ses potes. Parce que fast food ne rime pas toujours avec junk food. 

« On en a marre de l’étiquette malbouffe », nous confie Ophélie, la responsable du Jules & John de Tarbes qui mange un burger chaque midi et fait pourtant à peu près le 1/12e de Kim Kardashian. « Jules & John n’est pas une multinationale mais quelques restos partis d’Agen. Tout est fait sur place avec des produits frais, le plus possible du Sud-Ouest. » Yvette, faut pas lui en promettre. Elle inspecte les locaux, ouvre les chambres froides, met ses doigts partout, lit toutes les étiquettes, tu as l’impression qu’Élise Lucet va débarquer. Et bon, il faut le dire : le bœuf haché sur place vient d’un abattoir du Sud-Ouest, le poulet français est panée en cuisine, les sauces fromagères sont faites ici avec du vrai Cheddar ou des fromages AOP (Parmesan, Fourme d’Ambert, Camembert) et une pointe de crème liquide. Et les frites sont faites maison. Validé.

Maintenant que tu es rassuré, on va t’expliquer le concept. Quand le resto est ouvert, c’est comme au self, tu regardes l’équipe d’Anaïs et Anissa, les cheffes, préparer ton burger. Mais à la différence du self, tu vas ensuite t’asseoir dans un canapé club. Niveau carte, soit tu es frileux et tu choisis une recette de burger qui te tente (perso c’est le « Franchouillard » au Camembert bien fait, on ne se refait pas), soit tu es curieux et tu prends le burger du mois, soit tu es inspiré ou kamikaze et tu composes ta recette toi-même : c’est le MyBurger ou MySalad.

 

En fait, chez John, tout ce qu’il reste du fast food, c’est :

1. La rapidité

2. Le parking et le drive

3. Les jeux pour les enfants.

C’est officiel, le nouveau Jules d’Yvette s’appelle John.

 

www.jules-et-john.fr/restaurant-tarbes-8.html

FB : Jules & John tarbes

Insta : julesetjohn_tarbes

Infos pratiques : Click & Collect et Drive.

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