PIC D’OR, « Tout s’apprend sauf le talent »

PIC D’OR, « Tout s’apprend sauf le talent »

LE PIC COME BACK – 20-21 mai 2022
Won’t you please come back. Oui, Yvette est très régressive en ce moment. Comme une envie de Printemps, comme une envie de Worlds Apart et de Spice Girls, de L5 et de G-Squad (qui se souvient de notre petit Tarbais Gérald ?) Le Pic d’Or revient enfin après deux ans d’absence !
On ne va pas vous faire toujours la même rengaine, mais le Pic d’Or mérite bien qu’on rappelle quelques-uns des talents qu’il a eu l’honneur de faire monter sur son tremplin. Ces dernières années, Abel Chéret, bien installé dans la playlist France Inter, ou Radio Elvis, du rock français romantique comme on n’en fait malheureusement plus. Ça commence à avoir de la gueule, hein ? (quoi ma gueule). Billet d’Humeur, prix du public de la dernière édition, vient de faire les premières parties de Stromae et Gims. Avec son organisation et son jury au top, le tremplin du Pic d’Or est un gage de qualité (Je veux fumer de l’herbe de …). Les jeunes artistes ne sont pas là par hasard (et pas rasé, merci Gainsbourg). Ils sont pleins d’ambitions, pour ne jamais avoir à dire J’aurais voulu être un artiste. Entretien avec trois Tarbaises : la présidente du Pic d’or, la nouvelle jurée et la jeune artiste sélectionnée.

Les Spice Girls

Corinne Labat, la Présidente
Discrète employée à la Mairie, rien ne dit que la nuit Corinne est une figure reconnue de la scène musicale. Pour être présidente aussi, il faut un certain talent, celui de l’écoute, savoir trancher direct : bien / pas bien. C’est comme ça qu’un jour dans un jury, elle avait repêché la petite Pomme que la plupart des jurés avaient trouvé bof. « Un(e) artiste, ce n’est pas la même chose qu’un(e) chanteur(se), il faut avoir une personnalité, un univers et de la créativité. Je me souviens de Radio Elvis, leurs guitares n’étaient pas bien accordées, mais c’est un détail : tout s’apprend sauf le talent. » Wooh, la punchline. Héraclite ? Lao Tseu ? Non, Corinne, présidente du Pic d’Or.

Cette année deux grands noms débarquent. Miossec sera parrain de l’édition. Et Jean Fauque. Bon d’accord, ce n’est pas un grand nom. Mais si je te dis « La Nuit je mens », ou « Osez Joséphine » ? Eh bien c’est ce Monsieur qui a écrit ces classiques de Bashung et il sera au jury pour accompagner les artistes émergents d’expression française.

Maÿlis Pioux, la Jurée
Non, on ne lui a pas fait l’affront de lui demander si elle était de la famille du poussin. Une chanson beaucoup trop bas de gamme pour Maÿlis. Elle travaille plutôt avec « des artistes de niche, ce qui me touche moi avant tout, c’est-à-dire piano voix à la française et sens des mélodies à l’anglo-saxonne. Mais je n’ai pas de chapelle. J’attends l’émotion impalpable, le mystère de la musique. » Qui est donc cette Maÿlis qui s’exprime si bien ? Elle a posé la première pierre de sa culture musicale à Tarbes : « J’ai eu un groupe au lycée et j’allais au concert, je me souviens de Ska-P au Musicol, de Patricia Kaas à Lourdes. » Mais ses premières découvertes se font surtout sur Napster (aussi efficace que de dire son âge). À Paris, elle construit un réseau et commence à programmer pour Gérald Dahan, puis à manager des artistes avec sa propre structure, Missouris. Plus tard, elle lance le label Tomboy avec une autre jurée, l’attachée de presse Mélissa Phulpin. Elle a notamment emmené Chien noir aux Victoires de la Musique cette année, nommé dans la catégorie Révélation. La voilà de retour à Tarbes. C’est là que ça se passe.

Tiphène, la Talent
Une personnalité à part. Yvette l’a vue en avant-première sur la scène du Celtic, son deuxième concert seulement. Et comment dire sans tomber dans le cliché ? Elle était magnétique et survoltée. Un côté Rita Mitsouko dans l’énergie et la classe. De l’espagnol et de l’anglais au milieu du français, et des textes, déjà. Tiphène est issue d’une famille de profs de musique, mais elle a préféré apprendre en autodidacte. À 23 ans, elle a déjà beaucoup testé : danse, théâtre, comédie musicale, design, voyages. Il est l’heure pour elle de se lancer dans le grand bain : « Je sais que la musique est ma place. En Terminale, quand j’ai vu des artistes sur scène à Garorock, j’ai dit à mes amis : “C’est là que je veux être” » Depuis deux ans, Tiphène a tout fait en solo avant de chercher de l’aide : un arrangeur-producteur, accompagnement de la Gespe.

Le Pic d’Or a lieu au théâtre des Nouveautés les 20 et 21 mai

▶ Ven. soir : ½ finale, entrée libre, avec Matéo Langlois, Pic d’Or 2019
▶ Sam. soir : finale, entrée 10 € avec Billet d’Humeur, prix du public 2019

picdor.fr

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